Tout savoir sur l'accise sur l'électricité (ex-CSPE) en 2026 : guide complet pour agriculteurs et professionnels
Découvrez les taux 2026 de l'accise sur l'électricité (ex-CSPE/TICFE), exonérations pour agriculteurs et impacts sur facture. Guide complet pour optimiser vos coûts énergétiques.


L'accise sur l'électricité, anciennement connue sous le nom de CSPE (Contribution au Service Public de l'Électricité) puis TICFE, reste une composante majeure de votre facture d'électricité. En 2026, cette taxe – qui finance la transition énergétique, la péréquation tarifaire en zones non interconnectées (ZNI) et la solidarité sociale – connaît une stabilisation après les hausses et ajustements des années précédentes. Chez Agrivoltis, nous accompagnons les professionnels du monde agricole dans l'optimisation de leurs coûts énergétiques, notamment via l'autoconsommation photovoltaïque. Décryptage des taux, exonérations et astuces pour 2026.
Qu'est-ce que l'accise sur l'électricité et son évolution récente ?
Introduite en 2003 pour soutenir les charges de service public (soutien aux EnR, cogénération, tarifs sociaux), la CSPE a fusionné avec la TICFE en 2016, avant d'être renommée accise sur l'électricité en 2022 pour se conformer aux directives européennes. Depuis 2023, elle intègre également les anciennes taxes locales (TDCFE et TCCFE).
Après le bouclier tarifaire de 2022-2023 (taux minimisé à 0,5-1€/MWh), la fin progressive des mesures exceptionnelles a entraîné une remontée en 2024-2025. En 2026, les taux sont indexés sur l'inflation et ajustés par la loi de finances, avec une légère hausse mécanique au 1er février.
Les taux applicables en 2026 : ce qui change au 1er février
À partir du 1er février 2026, les taux normaux (exprimés en €/MWh) sont :
Ménages et assimilés (puissance ≤ 36 kVA ou usages non économiques) : environ 30,85 €/MWh (soit 0,03085 €/kWh)
PME et usages professionnels (36 kVA < puissance ≤ 250 kVA) : environ 26,58 €/MWh (0,02658 €/kWh)
Haute puissance (> 250 kVA) : 26,58 €/MWh
Ces montants intègrent une majoration pour les ZNI et représentent une hausse modérée (+2,9 à +3,1%) par rapport à fin 2025. Pour un agriculteur consommant 100 MWh/an, cela peut représenter plusieurs centaines d'euros supplémentaires si aucun régime réduit n'est appliqué.
Exonérations et taux réduits : un levier majeur pour les exploitations agricoles
Bonne nouvelle pour le secteur agricole et agro-industriel : des réductions substantielles existent !
Taux réduit à 0,5€/MWh pour les activités électro-intensives (électro-intensité > 6,75% ou exposition internationale), certains transports, centres de données, etc.
Exonération totale pour :
Procédés industriels spécifiques (métallurgie, chimie, minéraux)
Production d'électricité renouvelable (autoconsommation photovoltaïque ≤ 1 MW)
Électricité maritime ou produite localement à partir d'EnR
Pour les exploitations agricoles installant du photovoltaïque en toiture ou ombrières, l'autoconsommation offre souvent une exonération totale sur la part autoconsommée – un atout majeur pour réduire la facture globale. Il suffit de transmettre une attestation (Cerfa 16196*02) à votre fournisseur.
Impact sur votre facture et conseils pratiques
L'accise pèse environ 15% de la facture finale. En 2026, avec la stabilisation des taux et la fin des ajustements brutaux, les professionnels peuvent mieux anticiper. Pour les agriculteurs, combiner autoconsommation solaire et demande de taux réduit peut diviser par 50 voire exonérer cette taxe sur une partie significative de la consommation.
Astuce : vérifiez votre éligibilité dès maintenant auprès de votre fournisseur ou d'un expert en fiscalité énergétique. Un remboursement rétroactif (jusqu'à 2 ans) est possible si vous avez surpayé.
En résumé, l'accise 2026 reste incontournable mais optimisable, surtout dans un contexte de transition énergétique où le photovoltaïque agricole devient stratégique. Besoin d'une étude personnalisée pour votre exploitation ? Contactez-nous !


