Albédo et panneaux solaires bifaciaux : jusqu’à +30% de production en agrivoltaïsme
Découvrez comment l'albédo booste les panneaux solaires bifaciaux en agrivoltaïsme. Gains de production jusqu'à 30%, rôle du sol réfléchissant et astuces pour optimiser votre installation photovoltaïque.


Dans le monde du photovoltaïque, maximiser chaque rayon de soleil compte. Parmi les innovations qui transforment les installations solaires, les panneaux bifaciaux occupent une place de choix, surtout dans les projets agrivoltaïques comme ceux que nous développons chez Agrivoltis. Leur secret ? Ils exploitent non seulement la lumière directe, mais aussi celle réfléchie par le sol, un phénomène directement lié à l’albédo.
Qu’est-ce que l’albédo exactement ?
L’albédo mesure le pouvoir réfléchissant d’une surface. Exprimé entre 0 et 1 (ou 0 à 100%), il indique la proportion de rayonnement solaire renvoyée vers l’atmosphère. Une valeur proche de 0 correspond à une surface qui absorbe presque tout (comme un sol sombre ou de l’asphalte), tandis qu’une valeur élevée signifie une forte réflexion (neige fraîche : 0,75 à 0,90 ; sable clair : jusqu’à 0,45).
Ce paramètre varie énormément selon le type de sol :
Prairies ou cultures : 0,15 à 0,25
Sable sec clair : 0,25 à 0,45
Béton ou gravier blanc : souvent autour de 0,30 à 0,40
Neige tassée : 0,40 à 0,70
Dans un contexte agricole, l’albédo fluctue avec les saisons, la croissance des plantes ou la couverture du sol, ce qui rend son optimisation passionnante pour les projets dualistes.
Pourquoi l’albédo est crucial pour les panneaux bifaciaux ?
Contrairement aux panneaux traditionnels (monofaciaux), les modules bifaciaux captent la lumière sur leurs deux faces grâce à des cellules photovoltaïques actives des deux côtés, souvent protégées par du verre double. La face avant reçoit le rayonnement direct, tandis que la face arrière profite de la lumière diffuse et surtout réfléchie par le sol – c’est l’effet albédo.
Plus l’albédo est élevé, plus la production arrière augmente. Des études montrent que le gain bifacial varie typiquement de 5% à 15% en conditions européennes classiques, mais peut dépasser 25-30% (voire 40% en hiver enneigé) sur des surfaces très réfléchissantes comme du gravier clair, du sable ou de la neige. Dans les installations surélevées (indispensables pour laisser passer la lumière dessous), la hauteur, l’inclinaison et l’espacement des rangs jouent aussi un rôle majeur.
Applications en agrivoltaïsme : un atout majeur
Sur un site agrivoltaïque, où les panneaux cohabitent avec des cultures ou du pâturage, l’albédo devient un levier de performance. Une couverture végétale dense peut avoir un albédo modéré (0,15-0,25), mais des choix comme des cultures à fort reflet, un paillage clair ou des zones gravillonnées blanches boostent sensiblement le rendement.
Selon les experts d'Agrivoltis, il faut adapter systématiquement la conception des systèmes (hauteur des structures, orientation, espacement) pour valoriser au maximum cet effet. Résultat : une production électrique accrue sans compromettre la productivité agricole, et une meilleure rentabilité globale du projet.
En résumé, l’albédo n’est pas qu’un concept scientifique : c’est un allié concret pour les panneaux solaires bifaciaux. En choisissant le bon sol et la bonne configuration, on transforme une simple réflexion en kilowattheures supplémentaires. Une optimisation simple, mais qui fait toute la différence dans le passage à l’énergie solaire durable et partagée.


