Qui finance vraiment votre installation agrivoltaïque ? (Et pourquoi vous ne payez presque jamais)

Qui finance votre projet agrivoltaïque ? Découvrez les modèles où le développeur paie l’installation et vous verse un loyer stable (1 500-5 000 €/ha/an). Guide 2026 sur Agrivoltis.fr.

2/18/20262 min read

L’agrivoltaïsme est en train de devenir une vraie bouée de sauvetage pour de nombreux agriculteurs français : production d’énergie solaire + protection des cultures + revenu complémentaire stable. Mais la question qui revient le plus souvent sur les forums, en salon ou en rendez-vous terrain reste la même : qui paie concrètement les panneaux, les structures et l’installation sur mes parcelles ?

Chez Agrivoltis, nous accompagnons des dizaines d’exploitations chaque année. Voici la réalité du terrain en 2026, sans filtre.

Le modèle dominant : le développeur assume 100% de l’investissement

Dans plus de 90% des projets agrivoltaïques au sol actuellement signés en France, l’agriculteur n’investit rien. C’est le développeur photovoltaïque (ou un investisseur institutionnel) qui finance l’intégralité :

  • Études de faisabilité et environnementales

  • Structures surélevées ( trackers ou fixes)

  • Panneaux, onduleurs, câblage

  • Raccordement Enedis

  • Maintenance pendant 25–30 ans

  • Démantèlement en fin de vie

En échange, vous signez un bail emphytéotique ou une convention d’occupation : le développeur installe et exploite la centrale solaire, vend l’électricité… et vous reverse un loyer annuel garanti, souvent entre 1 500 € et 5 000 € par hectare selon la puissance installée, la zone géographique et la négociation.

Pourquoi ce montage est si fréquent ?

Parce que c’est gagnant-gagnant :

  • Le développeur rentabilise via la vente d’électricité verte (contrats d’achat, PPA, marché spot)

  • Vous, agriculteur, touchez un revenu passif et prévisible sans endettement ni risque technique

  • Les panneaux créent un microclimat favorable (moins d’évapotranspiration, protection grêle/gel, +10 à 25% de rendement sur certaines cultures maraîchères ou fourragères)

L’exception : quand l’agriculteur investit lui-même

Ce cas existe, mais il reste minoritaire pour les vraies installations agrivoltaïques au sol :

  • Projet d’autoconsommation sur hangar ou sur petite surface

  • Financement via emprunt bancaire + aides (primes à l’investissement < 100 kWc, FEADER, PCAE, crédit d’impôt HVE…)

  • Revenu direct via EDF OA ou vente sur le marché

C’est plus rentable à long terme… mais aussi plus risqué (variation des prix électricité, maintenance, assurance).

Ce que dit la Loi (et ce que ça change pour vous)

La loi APER (2023) + décret d’application (2024) obligent à préserver la production agricole prioritaire et la réversibilité des installations. Résultat : vous restez éligible à la PAC (DPB, éco-régimes, paiements verts) tant que l’activité agricole demeure significative. Les développeurs portent donc le gros du risque financier.

En clair : une opportunité à faible risque

L’agrivoltaïsme n’est plus réservé aux grosses structures. Si vous avez 3 ha ou plus de terrain adapté, il y a de fortes chances que quelqu’un paie pour installer les panneaux… et vous reverse un chèque chaque année.

Chez Agrivoltis, on vous aide à comparer les offres, négocier les clauses et sécuriser vos intérêts agricoles. Prêt à faire le point sur votre exploitation ? Contactez-nous pour une étude gratuite et sans engagement.