Qui finance vraiment votre installation agrivoltaïque ? (Et pourquoi vous ne payez presque jamais)
Qui finance votre projet agrivoltaïque ? Découvrez les modèles où le développeur paie l’installation et vous verse un loyer stable (1 500-5 000 €/ha/an). Guide 2026 sur Agrivoltis.fr.


L’agrivoltaïsme est en train de devenir une vraie bouée de sauvetage pour de nombreux agriculteurs français : production d’énergie solaire + protection des cultures + revenu complémentaire stable. Mais la question qui revient le plus souvent sur les forums, en salon ou en rendez-vous terrain reste la même : qui paie concrètement les panneaux, les structures et l’installation sur mes parcelles ?
Chez Agrivoltis, nous accompagnons des dizaines d’exploitations chaque année. Voici la réalité du terrain en 2026, sans filtre.
Le modèle dominant : le développeur assume 100% de l’investissement
Dans plus de 90% des projets agrivoltaïques au sol actuellement signés en France, l’agriculteur n’investit rien. C’est le développeur photovoltaïque (ou un investisseur institutionnel) qui finance l’intégralité :
Études de faisabilité et environnementales
Structures surélevées ( trackers ou fixes)
Panneaux, onduleurs, câblage
Raccordement Enedis
Maintenance pendant 25–30 ans
En échange, vous signez un bail emphytéotique ou une convention d’occupation : le développeur installe et exploite la centrale solaire, vend l’électricité… et vous reverse un loyer annuel garanti, souvent entre 1 500 € et 5 000 € par hectare selon la puissance installée, la zone géographique et la négociation.
Pourquoi ce montage est si fréquent ?
Parce que c’est gagnant-gagnant :
Le développeur rentabilise via la vente d’électricité verte (contrats d’achat, PPA, marché spot)
Vous, agriculteur, touchez un revenu passif et prévisible sans endettement ni risque technique
Les panneaux créent un microclimat favorable (moins d’évapotranspiration, protection grêle/gel, +10 à 25% de rendement sur certaines cultures maraîchères ou fourragères)
L’exception : quand l’agriculteur investit lui-même
Ce cas existe, mais il reste minoritaire pour les vraies installations agrivoltaïques au sol :
Projet d’autoconsommation sur hangar ou sur petite surface
Financement via emprunt bancaire + aides (primes à l’investissement < 100 kWc, FEADER, PCAE, crédit d’impôt HVE…)
Revenu direct via EDF OA ou vente sur le marché
C’est plus rentable à long terme… mais aussi plus risqué (variation des prix électricité, maintenance, assurance).
Ce que dit la Loi (et ce que ça change pour vous)
La loi APER (2023) + décret d’application (2024) obligent à préserver la production agricole prioritaire et la réversibilité des installations. Résultat : vous restez éligible à la PAC (DPB, éco-régimes, paiements verts) tant que l’activité agricole demeure significative. Les développeurs portent donc le gros du risque financier.
En clair : une opportunité à faible risque
L’agrivoltaïsme n’est plus réservé aux grosses structures. Si vous avez 3 ha ou plus de terrain adapté, il y a de fortes chances que quelqu’un paie pour installer les panneaux… et vous reverse un chèque chaque année.
Chez Agrivoltis, on vous aide à comparer les offres, négocier les clauses et sécuriser vos intérêts agricoles. Prêt à faire le point sur votre exploitation ? Contactez-nous pour une étude gratuite et sans engagement.


